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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 18:28

L’éducation est notre avenir - pétition


L’appel « L’éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous » lancé par 21 organisations a désormais son site dédié http://www.uneecole-votreavenir.org, lancé hier.

Vous y trouverez le texte de l’appel et une pétition en ligne, les organisations et personnalités qui soutiennent cet appel au fur et à mesure de leur accord, le parcours de la manifestation, et du matériel à télécharger : affiches (en couleur et noir et blanc) et tract (le texte est déjà en ligne mais le document à télécharger est en cours de mise en page, il devrait vous être envoyé dans les tout prochains jours).

Par SYLCOL - Publié dans : DEBATS
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 18:23
Nouveau Blog FCPE à Cormeilles  :  http://cormeilles-st-exupery.blogspot.com/
Par SYLCOL - Publié dans : Ecoles Bois Rochefort Saint Exupéry
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 17:42

La mission première du service public d’éducation est d’assurer la réussite de tous les élèves et de contribuer à l’égalité des droits par le respect des différences. La prise en charge des difficultés des élèves à l’école maternelle et élémentaire constitue aujourd’hui une préoccupation majeure de toute la communauté éducative. Ces difficultés nécessitent des approches différenciées et concertées. Les RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) ont été créés pour répondre aux besoins particuliers de ces élèves. Leur mission est de contribuer sur le temps scolaire, et en étroite collaboration avec les parents, les enseignants et les partenaires extérieurs, à la prévention et à la remédiation de la difficulté scolaire.

L’équipe du RASED est constituée de trois catégories de professionnels titulaires de diplômes spécifiques : les enseignants spécialisés chargés de l’aide à dominante pédagogique (psychopédagogues/maîtres E), les enseignants spécialisés chargés de l’aide à dominante rééducative (rééducateurs / maîtres G), et les psychologues de l’Education Nationale. Le dispositif RASED permet une analyse approfondie des difficultés de l’élève dans leurs dimensions psychologiques, affectives, relationnelles, sociales et cognitives. Le RASED recherche avec l’équipe enseignante et les familles, les réponses et les aides différenciées les plus adaptées d’ordre pédagogique, rééducatif, psychologique.

Aujourd’hui, les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté sont menacés :
- dans leurs moyens, par une diminution inquiétante du nombre de postes spécialisés,
- dans leur renouvellement, par l’insuffisance de départs en formation de spécialisation,
- dans leur fonctionnement, puisque de nombreux RASED sont incomplets et ne peuvent pas proposer aux élèves les aides spécialisées nécessaires.
- par la confusion entre les aides spécialisées du RASED et l’aide personnalisée apportée par les enseignants des classes.

En effet, le ministère de l’Education Nationale a décidé dès cette rentrée scolaire, de réaffecter une partie des heures supprimées le samedi matin à la mise en place de 60 heures annuelles « d’aide aux élèves rencontrant des difficultés scolaires ». Ces heures d’ « aide personnalisée » contrairement aux aides spécialisées seront dispensées par un enseignant généraliste en dehors du temps scolaire des élèves. Le risque existe que la mise en place de cette aide serve de prétexte au ministère pour supprimer les RASED. Cette aide personnalisée est d’une nature différente de celles du RASED et ne peut en aucun cas les remplacer. La confusion entre les deux dispositifs ne serait qu’une manière de réaliser de substantielles économies de postes d’enseignants au détriment des élèves les plus en difficulté. Le dispositif RASED doit être maintenu, complété et renforcé pour pouvoir continuer à remplir ses missions dans toutes les écoles maternelles et élémentaires au service de tous les élèves qui en ont besoin.

C’est ensemble que nous devons agir pour que le service public puisse offrir dans l’école les aides spécialisées du RASED pour répondre aux besoins de tout enfant.

Veuillez croire, Madame, Monsieur, en notre attachement au service public d’éducation pour tous les élèves.

Merci d’informer les organisations syndicales et associatives de vos initiatives et de vos prises de position à cette question. Paris, le 5 septembre 2008

Pour signer la pétition : http://www.sauvonslesrased.org/inde...

Par SYLCOL - Publié dans : ACTUALITES
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /Oct /2008 23:54

Communiqué de presse

2 octobre 2008

 

 

 

 A la saint Léger, force est de constater que le cartable n’est pas allégé !

 

Depuis un an, la FCPE fait un seul constat sur le poids du cartable : rien n’a changé.

Le cartable pèse encore en moyenne 8,5 kg !

La campagne de pesée organisée par la FCPE en octobre 2007 avait amené le ministère de l’Education nationale à publier une circulaire.

 

La FCPE dénonce toujours le caractère non réglementaire de ce texte.

Seul un décret obligerait les acteurs concernés (autres que les parents) à se saisir véritablement problème du poids du cartable dans les établissements.

 

La FCPE, avec le SNMKR, et Grandir en France réclame :

-          Le retrait des livres des cartables ! Seul moyen efficace d’agir sur le poids du cartable ;

-          La dotation les établissements scolaires en moyens financiers pour l’achat de livres supplémentaires. Ces moyens doivent être donnés par le ministère de l’Education nationale pour l’achat de demi-collections supplémentaires par matière. Or, aucune ligne budgétaire n’a été créée sur le budget 2009 de l’Education nationale.

-          La dotation des établissements en mobilier ergonomique et d’en assurer la maintenance.

-          L’enseignement de la position assise, notamment lors des cours d’éducation physique sportive.

 

Les médecins généralistes constatant chez leur patients jeunes et moins jeunes les dégâts causés par le port de charges trop lourdes soutiennent entièrement la démarche de la FCPE.

 

Quand le ministre de l’Education nationale prendra-il les mesures pour cesser de faire peser sur le dos des élèves des cartables trop lourds ?

Par SYLCOL
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /Sep /2008 12:44
La question des remplacements des enseignants absents (1er et 2e degré) est encore plus d'actulaité avec la baisse du nombre d'enseignants dans lesécoles,  collèges et les lycées.
Vous trouverez sur le site de la FCPE 95 un dossier sur la question ainsi qu'un tableau à remplir au fur et à mesure des absences dans vos établisssements.

http://www.fcpe95.com/spip.php?article532


Par SYLCOL
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /Sep /2008 12:39


 

Ecoles du Sud de CORMEILLES EN PARISIS

alsacelorraine.fcpecormeillesparisis@laposte.net

champsguillaume@voila.fr

cormeilles_saintex@yahoo.fr

 

 

 

 

Chers parents,

 Nous espérons que la rentrée scolaire de vos enfants s’est bien passée.

Vous souhaitez suivre de près la vie de votre enfant à l’école. Vous êtes attentifs à ce qu’il s’y passe.

 La FCPE est la première association de parents d’élèves à Cormeilles en Parisis. Elle est composée de parents qui, comme vous, s’informent, échangent leurs avis ou leurs inquiétudes, mettent en commun leurs expériences.

Ils sont présents de la Maternelle au Lycée et interviennent à tous les niveaux du système éducatif. Ils sont les interlocuteurs des équipes enseignantes et de la municipalité.

Les conseils locaux des Champs Guillaume et de l’école Alsace Lorraine sont heureux de vous inviter à une réunion d’information :

 

VENDREDI 12 SEPTEMBRE 2008 au Beffroi

(Champs Guillaume)

 de 20h30 à 22 heures

 

 VENEZ NOUS REJOINDRE !

 

L’équipe FCPE

Alsace-Lorraine

Champs Guillaume

Saint Exupéry

Catherine PRUD’HOMME

10 rue Georges Leroux

95240   CORMEILLES EN PARISIS

' : 01 34 50 24 97 /' : 06 26 87 05 74

e-mail : ca.prudhomme@la poste.net

Sylvie Fromentelle

3 square Paul Fort

95240 Cormeilles en Parisis

' : 01 34 50 65 12 /' : 06 81 06 02 46

e-mail : champsguillaume@voila.fr

http://fcpecormeillesenparisis.over-blog.com

 

Sihem Valentino

11, rue Edouard Belin

95240 Cormeilles en Parisis

' : 01 30 10 48 56 / 06 71 92 24 51

e-mail : sihem.valentino@tele2.fr

http://cormeilles-st-exupery.blogspot.com/

Par SYLCOL - Publié dans : Réunions rentrée
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 23:07
A l'attention des parents d'élèves et de leurs représentants dans les écoles :

NUIT DES ECOLES le VENDREDI 13 JUIN 
 

Pour éviter un réveil douloureux à la rentrée prochaine !

1 000 écoles un peu partout en France servent de dortoir la nuit du 13 juin.

Il y a déja des écoles de Maine et Loire, de Loire Atlantique, d’Ile et Vilaine, de l’Ain, de la Manche, de la région parisienne... qui y participent. Le Maine et Loire a déjà testé !

Inscrivez , vous aussi, votre école...

La nuit des écoles en 5 étapes :

1. préparer une réunion d’information pour les parents sur le danger des mesures Darcos

2. inscrire l’école sur le site : http://nuit.des.ecoles.over-blog.com/

3. informer la presse locale et nationale, les élus (maires, conseillers généraux, députés) mais aussi les écoles ou les collègues connus pour que le mouvement s’étende et soit médiatisé

4. amener, en plus de sa bonne humeur, duvets, oreillers, pyjamas et doudous mais aussi un pique-nique

(et pour les adeptes de foot, ne boudez pas votre plaisir et venez nous rejoindre pour suivre le match France- Pays Bas de la coupe d’Europe des nations comme à la maison !)

5. s’endormir en rêvant à une rentrée prochaine où :
    - les programmes seraient construits avec des professionnels de l’éducation
     - le rythme scolaire serait adapté aux enfants
    - les élèves en difficultés seraient aidés par du personnel spécialisé sur le temps scolaire
 
Transmettez ce message à vos connaissances un peu partout en France
pour atteindre les 1000 écoles et avoir une retombée médiatique nationale !
 
...Et imprimez, affichez, distribuez l'affiche ci-jointe.
 

FCPE 49
Fédération des Conseils de Parents d'Elèves du Maine et Loire
27 rue Chef de Ville – 49100 Angers
Tél/Fax : 02 41 77 98 89 - Email : 
fcpe.49@wanadoo.fr
Site internet : http://fcpe49.free.fr
Horaires :  Mardi et Jeudi : 8 h 30 à 12 h 30 et 14 à 17 h
                 Mercredi et Vendredi : 8 h 30 à 13 h

Par SYLCOL - Publié dans : ACTUALITES
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 00:36
Contre Darcos, les parents prennent le relais des profs
Par Marie Peterson Créé 06/04/2008 - 17:45

 

Après la mobilisation du corps enseignant contre les réformes du ministre de l'Education Xavier Darcos, c'est au tour des parents d'élèves de prendre le relais. L'école élémentaire Charles-Hermite dans le XVIIIe arrondissement de Paris est ainsi occupée depuis vendredi. Mardi après-midi, ce sont cinq femmes qui occupent le bureau de la directrice. Deux d'entre elles refusent de se prononcer ou de donner leur nom.

Sabine Baroux, représentante des parents d'élèves au conseil de l'école, explique que le mouvement est venu des parents et des enseignants: "Nous sommes indépendantes", ajoute-t-elle avec une pointe de fierté. Dans d'autres établissements, comme l'école Saint-Merri, dans le IVe arrondissement, ce sont les associations de parents d'élèves qui ont pris l'initiative.

A Charles-Hermite, la mobilisation vient de commencer: "Pour l'instant c'est soft, mais ça pourrait devenir plus virulent." Elle reste symbolique pour l'instant: une banderole "Pour l'école de la République" déployée à l'entrée, des distributions de tracts et des échanges avec les autres parents, dont une bonne partie parle mal français. Mais les élèves sont accueillis normalement, et les cours ont lieu. Les parents espèrent motiver de nouveaux participants pour occuper d'autres lieux clés de l'établissement.

Eviter aux profs de perdre trop d'argent en multipliant les journée de grève

Dans cette école située en zone d'éducation prioritaire, les récents mouvements de grève des enseignants a été bien suivi, entraînant le fermeture de l'établissement à plusieurs reprises. Parfois, une seule classe fonctionnait. Pourtant, ce mardi, seuls deux enseignants étaient en grève, dont un qui devrait être de retour dès jeudi. Les parents entendent donc "prendre le relais". Pour éviter aux profs de trop lourdes retenues sur leur fiche de paye:

La directrice de l'école, quant à elle, considère que l'action des parents est un "encouragement et un témoignage" à l'égard des enseignants:
Les parents d'élèves affirment être en contact avec d'autres établissements, comme l'école élémentaire Belliard, dans le XVIIIe arrondissement, sans qu'une vraie coordination se soit mise en place pour l'instant, à l'échelle de l'arrondissement ou de la ville.

Boulot oblige, beaucoup d'entre eux ne peuvent rester sur les lieux en permanence. Mardi à 14h30, l'occupation de l'école Ménilmontant n'était assurée que par une seule maman. La directrice de l'école, qui par "prudence" vis-à-vis du rectorat, a refusé de se prononcer au sein de l'établissement, est solidaire du mouvement.

Contre la réforme de la carte scolaire et les nouveaux programmes

Les revendications des parents rejoignent celles des professeurs: ils récusent la mise en concurrence des établissements scolaires avec la suppression de la carte scolaire, et les nouveaux programmes qui, selon eux, ne placent pas la réflexion mais le "par cœur" au centre de l'apprentissage.

Surtout, c'est la question des fichiers base élèves qui scandalisent. Sur son site, la FCPE des Pyrénées Atlantiques [1] dénonce ce fichage en donnant l'exemple d'une expérimentation à l'école primaire de Monein [2]: une classe de CM2 a eu à remplir un questionnaire d'évaluation dont la dernière partie portait sur des questions personnelles comme la nationalité et les conditions de vie de enfants chez eux. Cette évaluation était ensuite immédiatement renvoyée au ministère sans passer par les enseignants.

A l'approche des vacances, un risque de démobilisation

La mobilisation de la FCPE est particulièrement forte en Loire-Atlantique, où le secrétaire générale de FCPE 44 affirmait mardi qu'une centaine d'écoles étaient mobilisées de manière plus ou moins intense, les cours étant assurés ou non, selon les établissements.

L'association, proche des enseignants dans leur combat, appelle à une plus grande mobilisation et assure un prochain durcissement, avec des "actions coup de poing" .

Mais comment poursuivre le mouvement, alors que les vacances scolaires se profilent? "C'est une bonne question", répond une représentante des parents d'élèves de Charles-Hermite. Elle espère que l'affaire sera réglée avant les vacances, sans quoi il faudra attendre une éventuelle reprise du mouvement à la rentrée.


URL source: http://rue89.com/2008/06/04/contre-darcos-les-parents-prennent-le-relais-des-profs Liens:
[1] http://www.fcpe64.org/spip.php?article493"target=_blank
[2] http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/05/education-natio.html
Par SYLCOL - Publié dans : ACTUALITES
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 23:19

Apprendre: Une histoire de stratégie                    


 DYSLEXIE

Une aide : « La Gestion mentale »

Conférence de

Madame Chantal Evano

   Professeur de lettres modernes, ex coordinatrice du pôle académique de soutien « Innovation pédagogique », Académie d'Aix-Marseille

 

Comment aider son enfant, comment accompagner son élève

Quand ça DYS...fonctionne

Comment découvrir son propre  « profil d'apprenant »

 

Mardi 10 Juin 2008

de 19h à 22h

Maison des Associations

25 rue Lantiez, 75017 Paris

Métro : Guy Moquet, Brochant ou Pte de St Ouen

                        

Entrée libre, participation souhaitée : 3 euros                                       

Nous vous attendons nombreux


Par SYLCOL
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 23:27
Pourquoi les filles battent les garçons à l'école
LE MONDE | 27.05.08 | 15h34  •  Mis à jour le 27.05.08 | 18h49

ourquoi les filles réussissent-elles mieux que les garçons à l'école ? Que ce soit en Europe ou plus largement dans les 30 pays de l'OCDE, elles sont plus nombreuses à être diplômées de l'enseignement secondaire et supérieur et sont moins en échec scolaire que les garçons.

Seul bémol, si elles sont nettement meilleures en compréhension de l'écrit, elles sont un peu à la traîne des garçons pour leurs notes en mathématiques, selon l'enquête internationale PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves). Enfin, elles s'orientent moins vers des filières scientifiques (mathématiques, sciences et écoles d'ingénieurs).

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Alors, les filles auraient-elles des prédispositions innées à la réussite scolaire ? La question aurait de quoi faire se retourner Paul Broca dans sa tombe. Au milieu du XIXe siècle, l'éminent chirurgien et anthropologue avait supposé que "la petitesse relative du cerveau de la femme (dépendait) à la fois de son infériorité physique et de son infériorité intellectuelle".

Depuis, des neurologues ont tenté de trouver des origines cérébrales aux différences entre les sexes. Catherine Vidal, neurobiologiste et directrice de recherche à l'Institut Pasteur, démonte toutes ces études dans un petit livre tonique. Ainsi, l'aptitude au langage, souvent présentée comme plus développée chez les femmes, avait-elle été imputée, selon une expérience de 1995, au fait que celles-ci mobilisaient leurs deux hémisphères cérébraux, tandis que les hommes n'en utilisaient qu'un seul. Des études ultérieures ont infirmé cette hypothèse.

Autre exemple, en 1982, des anatomistes avaient observé que le faisceau de fibres qui relient les deux hémisphères du cerveau était plus large chez la femme que chez l'homme. Cette observation n'a pas non plus été confirmée par des études à plus grande échelle. "Remettons les neurones à l'heure, explique la neurobiologiste, les capacités biologiques cérébrales sont identiques pour les deux sexes, et garçons et filles ont les mêmes aptitudes. Pour expliquer les différences, il faut se référer aux stéréotypes socioculturels et aux comportements qui en découlent."

ANALYSE DES STÉRÉOTYPES

A la naissance, seulement 10 % des neurones sont connectés entre eux, les 90 % des circuits (synapses) restants vont se construire par la suite en fonction de l'environnement, social, culturel et familial. "Au fur et à mesure que ses capacités mentales se développent, poursuit Catherine Vidal, l'enfant va apprendre à s'identifier au masculin et au féminin."

Christian Baudelot et Roger Establet, deux sociologues spécialistes de l'éducation, ont analysé ces stéréotypes. Dès 1992, ils ont avancé que les formes traditionnelles de socialisation des filles étaient plus conformes aux attentes de l'école. "L'éducation des filles se fonde encore aujourd'hui sur la docilité, au sens étymologique de capacité de réceptivité, d'écoute, assure Christian Baudelot. Et, à l'école, on vous demande d'abord d'intérioriser les règles."

Les filles feraient, par ailleurs, davantage l'objet de la part de leurs parents d'une "sollicitude inquiète", tandis que les garçons, moins soumis à cette surveillance, se construiraient davantage en dehors de l'école et sur des valeurs masculines très différentes. "La culture offerte aux garçons met l'accent sur l'héroïsme, la violence et la démonstration de force : toutes valeurs qui les dotent d'un arsenal antiscolaire", considèrent les deux sociologues. Par ailleurs, les enseignants étant en grande majorité des femmes, l'identification est plus facile pour les filles.

Une quinzaine d'années plus tard, Baudelot et Establet ont enrichi cette analyse d'une vision plus dynamique. Les filles ne sont pas seulement formatées pour les études, mais "elles adhèrent positivement à leurs choix". L'école est le lieu où elles font très tôt l'expérience qu'elles peuvent être les égales, voire meilleures, que les garçons. Elles prennent davantage de plaisir qu'eux aux activités culturelles classiques. Selon des données de l'OCDE, 51 % des filles de 15 ans lisent au moins un livre par mois contre 37 % des garçons. Par ailleurs, leurs mères les poussent davantage que par le passé à devenir indépendantes.

UNE SOCIALISATION FAMILIALE

"Les filles sont conscientes du fait que les études sont le vecteur principal de leur émancipation. leur réussite est également le fait d'une dynamique historique et d'une évolution de la société, explique Catherine Marry, sociologue, directrice de recherche au CNRS. Les attentes parentales sont aujourd'hui les mêmes en termes de niveau d'études pour les enfants des deux sexes mais demeurent différentes en termes d'orientation."

Au final, les filles continuent d'être sous-représentées dans les filières scientifiques. "Elles restent victimes de l'imaginaire social des métiers, constate Catherine Marry, et se projettent dans des professions supposées convenir aux qualités des femmes, comme l'attention aux autres." La sociologue qui a étudié des réussites scientifiques de femmes explique leur parcours par une socialisation familiale particulière. "Ces fillles avaient pour la plupart des mères de culture scientifique, souvent professeurs de mathématiques, analyse-t-elle. Elles avaient fait l'objet, vis-à-vis de leur frère, de culture égalitaire, y compris de la part du père."


Hommes, femmes, avons-vous le même cerveau ?, de Catherine Vidal, éd. Le pommier, 2007, 56 p., 4,60 €.

Quoi de neuf chez les filles ?, de Christian Baudelot et Roger Establet, Nathan, 2007, 141 p., 14,95 €.

Pour en finir avec la domination masculine, de Catherine Marry et Ilana Löwy, Les empêcheurs de penser en rond, 2007. 338 p., 20 €.


Martine Laronche
Article paru dans l'édition du 28.05.08
Par SYLCOL - Publié dans : ACTUALITES
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